GROTTE COSQUER

Zone des Pingouins

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Dans ce passage, sorte de couloir qui longe le grand côté de la Salle 2, approximativement au centre, trois pingouins sont représentés dans une concavité de la voûte (au centre de l'image de départ). Il s'agit très certainement de pingouins mâles affrontés devant une femelle qui les regarde, comportement usuel au printemps. A droite, la galerie donne sur le Grand Puits et la Draperie des Mains Noires. A l'opposé, la galerie qui se prolonge permet d'accéder au Petit Puits d'une dizaine de mètres de profondeur. Le fond de la galerie (côté nord de la salle) est plus difficile d'accès car très bas de plafond. Il n'en est, pourtant, pas moins richement décoré de gravures.

Les trois pingouins sont dessinés à l'aide de pinceaux très certainement conçus grâce à des fibres végétales. Le colorant noir est déposé sur le support constitué partiellement de calcite. Cette calcite disposée sur un support tendre a tendance à se desquamer et il ne reste plus que la tête du troisième pingouin. A l'aplomb des pingouins, vous pourrez apercevoir des pierres déposées sur le sol ayant servi à la fabrication de la peinture (mortier et pilons). Elles sont encore maculées par la préparation.

Ces pingouins sont différents de ceux que l'on connait à l'heure actuelle. Il s'agit très certainement du Grand Pingouin (Pinguinus impennis), très répandu dans l'Atlantique Nord, qui a disparu au début du XXe siècle car sa chair et ses œufs étaient consommée par les marins et les pêcheurs.

Le plancher de cette salle est fait de calcite qui recouvre le sol préhistorique. Certains endroits laissent malgré tout apparaitre des zones charbonneuses qui peuvent être soit des foyers destinés à produire du charbon et s'éclairer, soit des endroits où la calcite n'est pas encore déposée.
Les hommes se déplaçaient en s'éclairant à l'aide de torches, sortes de branchages enduits de graisse et de résine. Les visiteurs mouchaient ces torches en les grattant contre des concrétions. Certaines de ces traces sont visibles par endroits.

A l'arrière du panoramique, la paroi, constituée de riches et tortueux concrétionnements, est percée par un étroit passage en hauteur (nous l'appelons le « Hublot ») donnant accès à la Salle 1 (un éclairage blanc permet de discerner le haut de la voûte de la Salle 1). Au sommet de l'image, de nombreuses gravures sont visibles. A vous de les découvrir : entre autres deux chevaux et un aurochs, tournés vers la gauche, et un cheval et un chamois superposés, tournés vers la droite.

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